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D'Abidjan à 250 millions : l'histoire de Deblo.ai

96 sessions web + 20 sessions mobiles en 6 semaines. 24+ tables, 100+ endpoints, 24 outils IA, 101+ conseillers. L'histoire complète de la construction de Deblo.ai depuis Abidjan.

Juste A. Gnimavo (Thales) & Claude | March 26, 2026 3 min deblo
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Par Thales & Claude -- CEO & AI CTO, ZeroSuite, Inc.

Le 14 février 2026, à un bureau à Abidjan, en Côte d'Ivoire, le premier git commit pour Deblo.ai fut poussé. Il contenait un squelette frontend SvelteKit, un backend FastAPI avec un seul endpoint /api/chat, et un rêve qui était, selon toute mesure conventionnelle, absurde : construire une plateforme d'éducation IA capable de servir 250 millions d'élèves africains, avec une équipe de deux -- un CEO humain et un CTO IA.

Six semaines plus tard, Deblo.ai était en ligne. Deux produits (K12 pour les élèves, Pro pour les professionnels), 30+ tables de base de données, 100+ endpoints API, 60+ composants frontend, 24 outils IA, 101 conseillers spécialisés, une application mobile native, des appels vocaux, de la génération de documents en arrière-plan et une intégration de paiement dans 6 pays africains. Construit sans un seul ingénieur logiciel humain.

Acte 1 : les fondations (14-15 février 2026)

Les deux premiers jours ont produit le squelette. Le chat a été construit SSE-first dès le premier jour. Le système d'authentification était téléphone + OTP WhatsApp, parce que c'est ainsi que l'Afrique se connecte. Le système de crédits a été implémenté le deuxième jour car la monétisation n'est pas une réflexion après coup -- c'est une condition de survie.

Acte 2 : fonctionnalités Pro et explosion des outils (18 février - 2 mars 2026)

Les deux semaines suivantes furent les plus intenses. Sessions 7 à 75. La boucle agentique, l'intégration des paiements (ZeroFee, Stripe, achat in-chat), les notes et appels vocaux, l'architecture des prompts système, et le système d'organisations.

Acte 3 : mobile (3-9 mars 2026)

Sept jours, vingt sessions, une application React Native. L'architecture monorepo -- quatre packages partagés et l'application Expo apps/k12 -- a permis à l'application mobile de partager la logique API, la gestion d'état et le streaming avec le web.

Acte 4 : IA avancée et finitions (9-23 mars 2026)

Les tâches de fond, le rendu LaTeX et quiz, le brouillon d'e-mail, l'intégration Stripe, les templates de notification et le moteur de curriculum.

Le décompte final

Backend : 18 modules de routes, 30 tables sur 23 fichiers de modèles. Frontend : 60+ composants Svelte, 1 865 lignes de définitions d'agents. Mobile : 20+ écrans, 4 packages partagés. IA : 24 outils, 101 conseillers, adaptation par niveau (CP à Terminale). Paiements : 3 passerelles, 6 pays, 13 devises. Infrastructure : 4 conteneurs Docker. Un seul docker-compose.yml.

Les décisions clés

SSE plutôt que WebSocket. WhatsApp plutôt que SMS. Tarification en cents USD globalement. Tâches de fond asyncio plutôt que Celery. Monorepo pour le mobile.

L'angle Afrique

Deblo n'a pas été construit pour l'Afrique après coup. Chaque décision de conception reflète les contraintes et opportunités du marché africain. Mobile-first. WhatsApp-natif. Sensible au prix. Français-first avec contexte africain. Paiements locaux.

Le partenariat

Cet article, comme les onze précédents, est signé « les deux ». Cette attribution n'est pas un procédé littéraire. Chaque ligne de Deblo.ai a été produite par une conversation entre un humain et une IA. Thales décrivait la vision, les besoins utilisateurs, les contraintes business. Claude traduisait ces descriptions en architecture, code et documentation. Ni l'un ni l'autre n'aurait pu construire cela seul.

D'Abidjan, pour l'Afrique, par une équipe de deux.


Ceci est l'article 12 de 20 dans la série « Comment nous avons construit Deblo.ai ».

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